Friday, 23 May 2008
Back in London
I am now working, although i have loads of activities and travelling is still what i love...luckily it's UK, the atmosphere is rather relaxed, no shirt or suit required, the hours are OK. I cycle 1 hour every day in London on my old Peugeot from the late 70s, run 4h a week i subscribed to a mountain marathon in France in one month...42K with 2700m of climb...i ll probably die.
Keep fit...
Friday, 28 March 2008
Mes rencontres d'autochtones.../A few inhabitants I met on the way...
A gorgeous friend in Jujuy, Argentina.Une adorable argentine à Jujuy.More to come...
Most of the people I crossed and stayed with were travellers...from Chile, Argentina, Ecuador, New Zealand, Australia, France (especially in Bolivia), Spain, Ireland, Scotland, England, the US, Finland, Sweden, Denmark, Holland, Switzerland, Germany, Austria....
Wednesday, 26 March 2008
Retour a Paris
Je negocie le transport de mon velo a 15 soles, grace a une erreur je voyage en 1ere classe pendant le quart du trajet, 5h, c est un bus ultra confortable, avec detecteur de metal (enfin ils n ont pas vu que j avais garde mon couteau par erreur), camera dans le bus, wifi, explications touristiques durant le trajet et tout et tout....cher mais ayant mon vol le meme jour je ne pouvais prendre une companie pourrie.
Une fois a la Paz, 1h de taxi (en faisant tres gaffe que ce soit un vrai taxi) pour l aeroport; puis 7 heures d attente. Je fais un 4eme bracelet pour passer le temps et discute avec un colonel qui bosse dans la jungle a l est du Perou. Il me dit que le seul bouquin qu il aime est "le portrait de Dorian Gray", mais n arrive pas a le terminer...
Au guichet, pas moyen de negocier....je dois payer 150 dollars pour le transport du velo. Et le demonter...je suis degouté, c etait si simple a l aller. En plus la companie, KLM, vient du royaume du velo...
Apres 12h de vol, dont 9h passees a voir des films et discuter avec ma voisine equatorienne, j arrive a Amsterdam. 30 minutes d attente et je pars pour Milan. Dans le vol, je parle avec mon voisin hollandais, qui bosse dans le commerce du chou et voyage souvent en Amerique du Sud et en Italie, le principal producteur de chou d europe.
A Milan, 1h30 plus tard, j ai 2h d attente, je fais un autre bracelet, j observe les gens qui me paraissent super bien habilles, puis j admire le coucher du soleil du hublot. Cela fait bizarre d entendre tout le monde parler francais.
Charles de Gaulle, ouf, rien n est casse, et rien n est perdu...je suis vraiment creve, mais vivant.
Les petits chocs du retour: les chiottes ou on peut jeter le papier toilette dans la cuvette, la douche qui reste chaude apres 2 minutes, le froid dans la rue, les gens qui sont tous blancs, les prix 4 fois plus eleves...
Bientot j ecrirai un article sur "Y a t il une bonne facon de voyager?"
After 20 hours of bus from Cusco to Lima, 7 hours waiting at the airport, 12 hours to fly from Lima to Amsterdam, 2 hours from Amsterdam to Milan, and about the same for Milan to Paris...sounds crazy but it was cheaper! The bad surprise was to pay 150 dollars for the bike, when it was free on my way to Buenos Aires...at least the luggage arrived unhurt in Roissy!
The most impressive differences at the beginning: the temperature, the very well dressed people, all white, the luxury of the towns, pavement everywhere, no dogs following you, noone goes towards you either, you can flush toilet paper, the showers stay hot for more than a few minutes...
Sunday, 23 March 2008
Cusco de nuevo
La passivite du peuple Peruvien, qui a elu un conservateur tres bon orateur, mais demagogue et vereux (qui fut le plus jeune president du Perou, au temps du "sendero luminoso", le sentier lumineux, qu il n a pas reussit a gerer contrairement a son successeur...en revanche il a reussit a detourner une importante somme d argent puis a se refugier a Paris), se retrouve dans sa facon d aborder ses illustres ancetres les Incas.
Ils se disent souvent descendants d´Incas (en realite ils sont tous metisses), mais ne font aucun travail de fond sur eux, n´utilisent pas les connaissances inouies, tant mystiques que concretes, de leur ancêtres. Ils disent respecter la Pachamama, la Terre-Mere, mais tous balancent leurs dechets (plastiques, metal) dans la nature par la fenetre de bus. Recevoir sans donner. Peut-etre cela est lentement en train de changer...
Le lendemain, je vais au marché pour faire reparer pour la troisieme fois mon pantalon convertible completement dechire des le premier jour de rando vers le Macchu Picsou. En attendant la reparation, je me pose au stand d un vendeur qui joue de la guitare et de la quena, de la flute, on joue ensemble...et je m achete une bonne flute, a 4 euros, sur le stand d en face (il verifie qu elle est bien accordee).
Puis je retrouve Isaac, mon pote Peruvien, qui m a tant appris. On rend visite a un vieil anthropologue qui fait des documentaires assez militants sur les Incas (et a bosse au Louvres). Nos discussions sont passionnantes, je lui parle de Romain le voyageur Francais (voir precedent post), il s attriste que les Peruviens ne se donnent pas les moyens de faire ce genre de voyage de fond et surtout de partager avec leur compatriotes...peut etre est ce dû en partie au fait que les Peruviens ont d autres soucis triviaux mais indispensables, comme "y aura t´il a manger demain?", et qui absorbent leur energie...
Le soir, on va a un concert d un groupe de jazz-funk (le genre de musique dont je suis passionné) dont quasi tous les membres sont de la famille d´Isaac...ils sont tres bons, tant la chanteuse que le guitariste...je finis par jammer au djembé avec eux, un vrai plaisir, et une des meilleures soirees passees au Perou...le public, majoritairement Argentin, s eclate. Patience pour les photos il doit me les envoyer par email!
C est aussi ma derniere soiree a Cusco...dans 4h je prends le bus qui me menera a Lima...
Friday, 21 March 2008
Pisac, Peru
Au dessus de moi, deux oiseaux-mouche se disputent...mais cela trouble moins ma serennite que ce que je lis dans "Las veinas abiertas de America latina", d´Eduardo Galleano. Ecrit il y a plus de 30ans mais toujours d actualite pour decrypter cette moitie de continent, exploitee sans relache depuis 500 ans. Un des nombreux martyrs du capitalisme.
Je suis allonge dans l herbe du cimetierre de Pisac, et je lis. A quelques rues a cote, le marche bat son plein avec les bus de touristes qui se desengorgent. Impossible de marcher sans etre aborde...mais ma facon de m habiller, le fait que je fasse un tout petit peu d artisanat me distingue des "gringos" et les artisans observateurs m abordent parfois sans me proposer quoi que ce soit, juste pour discuter. Quel bonheur.
Je me pose dans un hotel peu onereux, me repose, me ballade...il est tard mais je decide d aller voir les ruines de Pisac quand j apprends que le guichet est ferme. J y vais en sandale, sans eau et appareil photo. Malheureusement au pas de course car la lumiere faiblit.
Une fois en haut, je peux admirer, sans personne autour, le coucher de soleil. Apres ces 10 jours formidables passes quasi 24h/24 avec Fanny, qui s en est alle pour Arequipa le matin meme et que j espere revoir un jour en France ou en Angleterre, je retrouve la solitude avec un certain plaisir. Surtout pour des moments comme ca. Je fais le tour des ruines, le retour est difficile car c est de la descente caillouteuse et je ne vois pas grand chose...quand je retourne a l hotel, il fait nuit noire...je me couche a 19h, car je suis fatigue et le jour se leve tot.
Le lendemain, je regarde un documentaire sur les Mayas qui est trop centre sur la decouverte d un site, je voulais un film plus generaliste...alors j´opte pour un film nippon, de samourai, aussi spectaculaire que creux.
Je reviens sur Cusco en fin d aprem.
Tuesday, 18 March 2008
Cusco et le Macchu Picsou
La ville est touristique mais respirable, les rues propres, on s y sent bien. J arrive avec 2 Australiens qui parlent a peine espagnol, je negocie le taxi pour eux...quand on arrive a leur hotel, ou je pensais me poser, il n y a pas une place de libre....a l accueil, des Anglaises. 8 dortoirs pleins d´Anglais et d´Australiens, pratique quand on ne veut pas parler un mot d´espanol et continuer a se sentir dans son pays sans prendre la peine de decouvrir une culture tres riche...c est navrant. Je trouve un hotel un peu miteux a 2 euros.
Le jour suivant, je rencontre Fanny dans son hotel, on prevoit de partir le lendemain pour une rando alternative a l´Inca Trail, lui sature de touristes apparemment majoritairement anglais et australiens et exhorbitant.
On prend le taxi jusqu a Mollepata, a 3h de route, puis c est de la montee. On se tappe beaucoup de pluie, parfois on hesite un peu sur le chemin car nous n avons pas de guide, mais il y a toujours un campesino ou une cholita en sandales de cuir pour nous renseigner!
Le soir, apres 6h de marche dont trop sous la pluie, on se pose pres d un groupe de 10 randonneurs avec guide et porteur, eux ont juste a transporter leur duvet. La nuit est tres froide, avec son duvet leger Fanny gele mene si on se colle pour se rechauffer. On les double le lendemain pour la montee du col de Sollechampa (a verifier pour le nom), 4600m. Deux locaux nous accompagnent, tres sympas mais a la fin ils nous demandent une contribution...on leur donne un paquet de raisins secs chacun. Ils sont un peu degoutes mais apres tout on ne leur avait rien demande! Je galere vraiment sur la fin a cause de l altitude...ouf, on y arrive, il neige un peu, mais maintenant nous n avons quasi que de la descente.
On croise d autres groupes de randonneurs, plus reduits, mais toujours avec un guide. Il pleut a verse. Un vrai climat tropical. La vegetation devient luxuriante, des bambous qui coupent la brume de leurs formes elancees, des fleurs rouges vifs . On voit un oiseau-mouche bleu aux reflets verts.
Nos pieds sont trempes et les miens dans un etat lamentable, 2 jours de maceration. Ames sensibles ne pas regarder la photo qui suit!
A 4h30 du mat, on se leve pour faire la montee et arriver a l ouverture du parc, a 6h. C est necessaire pour eviter la foule, et encore...c est raide et extenuant, j ai prefere porter le sac a dos plutot que de le laisser au camping car je ne sentais pas le gars. Resultat, il faut payer 5 soles (1euro et quelque) pour que le parc le garde. Ils osent meme faire payer les toilettes alors que l entree est deja a 122 soles! Ca me donne envie de le faire devant l entree. Enfin Fanny, a raison, me dit qu on le sait et qu il faut jouer le jeu.
Le site est grandiose une fois que le brouillard se leve.
Les cars de touristes arrivent en boucle, mais c est la saison des pluies et sincerement, c est desagreable mais supportable.
Apres 6h sur le site, on repart en marchant jusqu a hydroelectrico, on prend un bus pour Santa Teresa, ville assez pauvre car, malgre sa proximite du Macchu, n est pas dans la meme province. On est creve mais on se pousse pour aller aux bains thermaux. On y arrive dans la nuit, mais c est sensationnel apres 5 jours sans douche...entre 30 et 35 degres, dans une vallee splendide, des grands bassins, peu de monde. Dans notre etat ca nous plait autant que le Macchu!
Je m achete des chaussettes peruviennes, les autres sont en fin de vie et encore trempees, on dort dans un hotel plutot miteux, dans la seule rue touristique on voit des groupes de 20 jeunes anglophones aller dans des restos a prix gringos, beurk. On y prefere un petit resto tranquille et peu onereux, dont le proprio est adorable. On y prend le petit dej´le lendemain avant de prendre le bus pour Santa Maria.
Avec un couple d´Argentins et un couple colombiano-suisse, on negocie un taxi, on passe par Ollantaytambo, village tres touristique et pittoresque et on decide de suivre le couple argentin et de se poser a Chincherro pour profiter du marche le lendemain. On passe toute la soiree et le lendemain avec le couple, tres sympatique.
Le gars, Fede, est un negociateur de folie, et on dort dans un hotel tres agreables, avec patio et balcons fleuris pour 10 soles. Le soir, a 19h30 les deux uniques restos de la ville n ont plus de nourriture (ou on la flemme de cuisiner pour nous), et on se fait un repas de fou, du fromage, des pates cuit dans le jus de legumes varies, savoureux.
Le lendemain, le proprio de l hotel, Jose, avec qui nous avons sympatisé, nous organise un tour aux marais salant, de Maras, et des ruines circulaires de Moray. Le soleil tappe, un vrai contraste avec les jours precedents!
Le jour suivant, c est le debut de la Semana Santa, semaine de processions religieuses avec un certain rapport avec les croyances incas, comme nous l explique Isaac, un ami peruvien de Fanny, qui est extremement cultive et passionnant. Le soir, on regarde Syko, le dernier documentaire de Michael Moore, tres biaise et un peu idealiste sur les systemes de Secu en Europe...mais on lui pardonne car c est pour mieux critiquer l´horrible systeme etats-unien...de la propagande du bon cote en quelque sorte!
Je mets 4h a acheter mon billet de retour aupres d une agence, pour pas trop cher pour une semaine d avance, mais ca va etre folklorique: 20h de bus jusqu a Lima, 1h de taxi, puis trois vols, Lima-Amsterdam-Milan-Paris....
Aujourd´hui, on se leve a 4h15 du matin pour aller jusqu au Cristo Blanco, la grande statue qui domine Cusco, et visiter les ruines avant qu il y ait des gens (et quelqu un au guichet!). On est morts et on se goure de chemin dans la montee, mais le site en vaut la peine. Des murs incroyables de pierres de calcaire emboitees, des batholites de diorite (pierre volcanique) , des tunnels dont un de la Renaissance. En fermant les yeux dans le noir, on ne cherche plus desperemment la lumiere qui n existe pas et fait confiance a ses sens. En ressortant de ce tunnel, on renait. Isaac nous explique les traditions peruviennes, on fait une ceremonie a la Pachamama, la Terre-Mere.
Je me rend compte que la relation a la nature, sacree, manque cruellement dans nos mentalites (et religions) occidentales.
En redescendant, la vue sur Cusco est magnifique. On voit meme un sommet a l´horizon (dont j ai oublie le nom), il est rare de pouvoir l observer en cette saison.
Le soir meme, je vais seul (Fanny est malade) a la conference d un jeune photographe Francais, Romain Champenois, qui a marche 15mois le long du chemin Inca qui traverse l altiplano du sud de la Colombie au Chili. Il lui reste encore la moitie du chemin a parcourir, a vivre. Un village lui a offert un lama, au travers de ses rencontres il a vecu avec celui ci une experience veritablement mystique.
Nous sympatisons et dejeunons tous ensemble le lendemain, Fanny, Romain et sa copine peruvienne qui a plaque sa profession pour le suivre sur les chemins, et moi. Discuter avec Romain m apporte beaucoup, un peu comme mes discussions a Ushuaia avec le couple de marins, et confirme notre amitie.
On est sur le chemin d un des nombreux musees a Cusco et Fanny se retrouve nez a nez avec Matthieu, un ancien ami perdu de vue! Il bosse a une Alliance Francaise en Equateur avec sa copine. On les emmene a notre hotel.
Le soir meme, les 3 couples se retrouve tous pour diner...le lendemain, Romain et sa copine partent dans la vallee sacree, ou ils vont construire un campamento et explorer un chemin inca oublie. Une aventure a laquelle je me serais bien joint si je ne devais pas rentrer en France!
Et la pétillante Fanny, pressée de retourner en Argentine (qu'elle adore), me quitte (sniff ;)) pour faire de la rando au canyon de la Colca et visiter la ville d'Arequipa!
A French guy who made some reseach on a lost Inca trail, and walked for 15 months along it with a lama, from south Columbia to Cusco, and still has to go until Santiago. A truly amazing experience; full of encounters. Some of the villages he crossed had never seen a white person before...yet alone with a lama!
Thursday, 6 March 2008
Sorata, Copacabana et l Isla Del Sol (Titicaca)
Apres avoir rencontre les jumeaux par hasard, je visite la "Valle de la Luna", a 45 min en bus du centre de La Paz. C´est divertissant sans etre spectaculaire, et ca permet de visiter le coin chic de la ville (plus on descend en altitude, plus c est riche). Grosses maisons cossues et ambassades.
Puis je matte quelques films a l Alliance Francaise ("le diner de cons" pour revenir aux classiques, et "le gout des autres").
Je rencontre a l hotel une Francaise installee au Mexique, Jeanne, on decide d aller a Sorata, un village au nord du lac titicaca et encastre dans les montagnes, au pied de l Illimani (6400m d alti environ). Cependant, le matin meme je rencontre un cyclo de 72 ans, 30000 km au compteur, dont on m avait parle le matin meme, qui venait d arriver a La Paz et avait besoin d aide. Un mythe en soi. Je le conduit au Carretero, je prend taxi plus bus jusqu a Sorata.
Au moment de retourner vers La Paz, on apprend qu il y a un blocage...les filles tentent le tout pour le tout, moi je ne travaille pas le lundi (enfin pas encore, ca va venir!), donc je decide de partir le lendemain pour Copacabana...je fais 40 bornes a velo pour arriver sur le bord du lac Titicaca, mais il y a de la grele et le soleil ne viendra que de l autre cote du detroit dont j ai oublie le nom mais que je croise sur un petit rafio. Apres je prends un taxi, partage avec...un couple argentin qui etait en face de notre chambre a l hotel de Sorata!
En arrivant a Copacabana, je croise 3 basques avec qui je bouffe diner et dejeuner le jour suivant. Cette ville est tres ensoleillee, et malheureusement tres touristique. Mais y a plein de hippies, artisans, de bonne musique donc ca fait du bien aussi.
Le lendemain, je pars sur l ile du Soleil...quel regret de ne pas avoir emmene la tente! Des spots de reve...dont profite le couple argentin que je recroise plusieurs fois sur l ile.
Le nord de celle ci est propice a la relaxation...et a la baignade...je passe l apres midi sur une petite crique, me baigne...a poil car je n ai pas de maillot. Quel bonheur!
A part ca, je croise deux jeunes Francais tres agreables et qui ont exactement la meme conception du voyage que moi...le jour suivant, je bouge dans leur hotel, on joue aux echecs et ils m apprennent de l artisanat local.
Le sud de l ile me degoute un peu...non seulement c est de l arnaque, mais il y a plein de touristes. Je reviens sur Copacabana..ou je recroise (dans la 4eme ville differente!) Lola et Nico.
Le lendemain, bus pour Cusco! Je saute Puno car c est moche et la fin de mon voyage se fait sentir...de plus, Fanny, la Francaise de l asado lama, m attend pour une rando de 5 jours pour le Macchu Picchu (eh ben oui, vous ne croyiez pas que je ferai l inca trail coince avec les touristes australiens et anglais quand meme!).
Dans l hotel de Fanny a Cusco je recroise...Lola et Nico!On part demain!
Thursday, 28 February 2008
Coroico (in english)
I was thinking to cycle down the "La Paz-Coroico" road, also known as "The Deathroad" or even more ludicrous "The World´s Most Dangerous Road", with a guide. Going to one of the (allegedly) best companies organizing the tour made me change my mind; first I started speaking in spanish and they replied in american. I hate that. Then, although i had all my equipement, i would have to pay 65 dollars. Last but not least, they would not allow me to simply use the transport and go on my own. "You know, it is not called the "WMDR" for nothing...bla bla".
Took a taxi to Villa Fatima, negociated by the adorable landlord of my hotel, then a bus to La Cumbre. When they leave me, there is snow falling. Gawd it is gonna be cold! The fog is so dense that the visibility does not exceed 75m. I try to keep my speed to 40 kph.
The beginning is on asphalt, very nice landscapes but a lot of rain...i chat with the custom´s officer, who is surprised to see one solitary biker. After 30 km of descend, i am happy to find the "camino viejo", the original ripio road. The scenery is spectacular, a mistake would leave no chance of survival! Here and there, flowers and crosses pave the road.
I catch up with a group of "gringos". I chat with a local whose job is to maintain the road, he gives me a lot of advice and I offer him a salteña (kind of croissant with veggies and meat). Looking at the guides rushing down the slopes gives me an idea of the speed i can make...before i did not know the traffic or anything, but now i can speed up. I go faster and faster, overtake groups (which i found where going rather fast!) to follow the guide closely. I am happy, although the bike does not have proper tyres, i see i can do some proper mountainbiking. The guides wonder who i am! After all my problems with the bike, it is a true reconciliation.
Globally, i can say that with good brakes and with an intermediate level in mountainbiking, it is safe to do it on your own. Of course, the better you are, the more fun you´ll have!
Then, the groups took their bus to do the 7km ascend before Coroico. I biked it, it was quite enjoyable.
Once in Coroico, I find an enchanting place, Hostel Sol y Luna, with huge gardens, beautiful flowers, incredible view and hammocs. Perfect to relax for one night from the energy of La Paz. I spend the evening with Nico and Lola, a sympatic French couple who advises me to change hotels in La Paz, and go to El Carretero, kind of hippie hotel i immediately like.
Monday, 25 February 2008
La Paz
En descendant depuis le terminal de bus, je trouve "arthy´s guesthouse", un hotel tres sympatique, ou pour me reposer de ma nuit blanche je regarde qq DVD avec des Anglais.
La ville me parait etre un gros desordre. C est une nappe ocre (briques) qui couvre toutes les collines. Tout est en pente, les rues sinueuses. Les marchés sont partout, j en profite pour m offrir des fringues, j en enverrai une partie par courrier (30euros les 6kg, sans etre sur a 100% que ca arrive a destination!). Les pickpocket sont plethores aussi, donc je me ballade avec trois fois rien, un peu de liquide et pas d appareil photo. Pas de soucis, je peux marcher quasi partout comme ca!
Pour 2 euros (pourboire compris), je mange comme un roi.
Like this pile of clothes bought in the market for nothing, La Paz is a giant mess. You need a bit of time to like it, but it is a lovely town when you find your marks.
Thursday, 21 February 2008
Potosi et Sucre
Apres des ballades exhaustives de la ville, je rejoins d autres touristes (Hollande, Japon) pour visiter les mines.
Histoire de les eviter, de pratiquer mon peu d espagnol et d avoir un guide pour deux, je demande un guide espagnol. Je ne regretterai pas, mon co visiteur est un bresilien de Sao Paulo avec qui je boufferai le midi dans un ptit resto sympa.
J achete de la dynamite (nitroglycerine dans une pate verte), des billes de nitrate (d ammonium? je ne sais plus, un engrais en tout cas) pour tripler l effet, et une meche. N importe qui peut acheter de la dynamite ici.
La visite est eprouvante mais pas autant que je le craignais. Pour changer de niveau, on passe a quatre pattes dans des trous etroits, dans la poussiere. Il y a beaucoup de cristaux d amiante, de traces jaunes et bleues (sulfate de cuivre) sur les parois.
On voit des mineurs, dont l esperance de vie est 47 ans, tapper sur des pieux pour creer une caviter et y placer la dynamite. D autres poussent des chariots extremement lourds. Un gosse de 13 ans prepare de la dynamite.
Boulot horrible. Mais qui procure une fierte. Toujours au sein d un groupe, rattache a une cooperative. Dans le Cerro Rico, a Potosi, il y a 15 000 mineurs. Et le futur? Quand il ne sera plus rentable d exploiter cette montagne d'argent, de plomb et de zinc? Mon guide me repond que les mineurs devront migrer, par exemple au Brezil (malgre la difference de langue), ou changer d activite.
L apres midi meme, je laisse mon velo a la casa de ciclistas pour aller en bus a Sucre pour qq jours. Je ne tenais pas a me tapper le retour en bus plus velo. Mais en voyant la longue descente, j ai quelques regrets de n y etre pas alle a velo! D autant plus que dans le bus (aucun touriste), mon jeune voisin, d aspect miserable, a des gros troubles comportementaux...Troubles Obsessionnels Compulsifs ou en manque de drogue, je ne sais pas, mais il met sa casquette sur sa tete, l enleve en tendant le bras, plus la pose sur son genou droit et ainsi de suite. 5 fois par minute. Et il se leve et fait un tour sur lui meme.
Tant pis, ce jour economise sera passe a faire de la rando pres de La Paz avec Fanny, une Francaise de l asado lama du nord de l argentine. Sucre me plait beaucoup. Une americaine croisee dans la rue me conseille un hotel pas cher a deux pas de la place centrale, dont les facades coloniales sont tres chouettes. A cote, il y a aussi l Alliance Francaise ou je peux lire des BDs de Gaston ou des revues de Geo sur les explorations en Antarctique (qui me pasionnent). Et oui, une petite nostalgie de l europe s installe. Mais je sens que je pourrais habiter ici. Les chocolats de Sucre sont delicieux, j en mange environ 1 kg en 2 jours... (y a deux marques que je ne citerai pas mais facile a trouver).
A Sucre je retrouve Yuri, sympatique bresilien de Sao Paulo avec qui j avais fait le tour des mines de Potosi, diner + bar + boite gringo ou je rencontre Ida, une Danoise charmante (et lui une Allemande) qui bosse a Sucre depuis 2 mois. Je prolonge donc mon sejour d un jour! Je rencontre par hasard Paul et Thomas a l alliance francaise, ce sera soiree resto tous les 4. Puis retour a Potosi en taxi partage, sous une pluie diluvienne, puis le soir bus de nuit pour La Paz. Tarif un peu negocie, 40 pour le velo, 60 (au lieu de 80) pour moi.
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The richness of Sucre, with all its colonial architecture, its "european" music, contrasts with Potosi, which only has a small rich part. Difficult to believe that this shabby red town was once one of the largest and richest town on the planet! The latter is nonetheless impressive, by its steep streets and its altitude that make all exploration breathtaking, and its silver Ag2+ (and zinc Zn2+) mines. The geology is explained in the following photo.
Due to my formation of geotechnical engineer, I could not avoid visiting them, although it is a bit like a zoo. We crawled through narrow tunnels, saw men and children at work. Horrible conditions. Asbestos (photo) cristals everywhere. Life expectancy: around 35 years old. Yet there is the same pride in being a miner as in the old days. The retaining structures are appalling and often collapse.
The exploitation of these mines started with the Spanish exploitation of the indigenes. The latter had thought the Cerro Rico was doomed. At that period, the working conditions where so horrible that people died in the two years following their entrance. And they would not have survived during that time without the coca leaf, which cuts hunger, gives stamina and helps with the altitude.
Nearly all the money all went back to Spain. The largest tranfer of wealth of humanity. Present financial transfers are NOTHING compared to what transited at that period from South America (gold from Brazil mostly). In fact, Spain did not take advantage of this money. Most went to rich bankers who had lent their money to the Spanish government, was smuggled, was wasted in ludicrously expensive fiestas (like Rome in Antiquity!) or went to the Church. If you want to know more, I could not recommend well enough the book: "las veinas abiertas de America Latina", from Eduardo Gallano.
Monday, 18 February 2008
De Tupiza a Potosi
J ai finalement opte pour un tour de 4 jours en 4*4, avec Pierre & Doa et Claire, des Francais geniaux.
En tout cas, il aurait ete quasi impossible de faire cela a velo. Pas assez de ravito et chemins de sable.
Le lendemain de l arrivee, a 9h du mat, j ai rendez vous avec un cycliste de Tupiza, aspirant pro, pour faire les 30 premiers km de col ensemble. Je l ai rencontre dans le magasin de bici, ou j ai sympatise avec les proprios (et leur ai vendu pour 4 euros mon cuissard decathlon dont je ne me servais pas et qui est introuvable ici...faut dire dans le magasin ils n ont meme pas de chambre a air neuve!).
Je passe Cotagaita, ou j achete des fruits, puis assez gros col et je me pose comme a mon habitude 10 kil avant le prochain village. J aurai fait 100km, dont 87km de ripio. Je suis creve, je dors de 19h (heure a laquelle le soleil se couche!) a 6h30 du matin.
Le lendemain, reveil 6h45, depart 7h15 pour eviter la chaleur, et c est reparti pour 100km. Grosses montees se succedent. Je me pose pres d une riviere, c plutot chouette.Les Boliviens sont tres sympatiques en general, je discute chaque jour avec une dizaine de personnes!
Enfin, le dernier jour, reveil 6h35, depart 7h20 car je realise au reveil qu il y a une epine de 3cm dans mon pneu! 60km a faire, la je commence a accuser le coup, faut dire que depuis 2 jours mes repas se constituaient d une moitie de paquet de biscuits, de 3 fruits, et d un morceau de pain sec...aucune proteine animal, feculent ou grasse...peu de sucres...mes muscles n ont pas la patate.
Je me pose a un restaurant a Cucho, gros plat de riz + verdure + oeufs...pour 0.60 euros ;), je telephone a Potosi pour prevenir "casa de ciclistas", les gens qui hebergent gratis les cyclistes. Le pueblo me parait particulierement sympatique, on me parle, me donne des conseils sur le col avant Potosi...
Apres ce repas, ca va mieux, mais ca monte dur...a chaque fois, il y a une autre montee qui apparait. Plus l altitude qui commence a se sentir....je passe un barrage de mineurs qui protestent, qui me saluent en faisant des blagues a mon sujet (que je ne comprends pas!), puis dernier montee, la fin est un vrai calvaire, pause toutes 10 minutes a cause de l altitude!
Je pense que c est une des routes les plus dures que j ai faites, mais y a pas mal d asphalte et elle est belle.
Enfin, j arrive explose a Potosi, ou je met 40 min a trouver l adresse. La ville est tout en pente, pittoresque, je la visite demain matin. Pour faire honneur a ma formation en geotech, je compte aussi visiter une mine, ou les conditions de travail sont affligeantes, du Germinal actuel. A suivre....
update;
Je reviens de 2h au musee de la Moneda, la ou ils frappaient l argent a partir de 1867, c etait interessant mais un poil bordelique par endroits.
Monday, 11 February 2008
Jujuy-Villazon-Tupiza
Apres 4 jours de pur bonheur (thermes, jardin botanique), nousrepartons. A cause de differents avec Thomas sur la facon de voyager (moi qui m estime deja trop consommateur, je suis devenu allergique a la surconsommation et aux jambieres Gore Tex, surpantalon Gore Tex, surchaussures Gore Tex...qui valent a eux trois plus du prix de mon velo, deja inabordable pour les Boliviens!) et de differences de rythme (auxquelles je n avais pas vraiment prete attention), on se separe. Paul et Thomas preferent eviter le ripio bolivien et vont au Chili par le paso deJama, 5000m. Je vais directement en Bolivie, par Villazon et Tupiza (3800m).
Le fait d etre seul fait que plein de gens m abordent, gringo ou pas.C est tres sympa. Avec mon chargement et l altitude, je roule mollo mais avec peu de pauses. Donc a 16h je vise les 80km. Je me pose un peu apres Pumamarca, ou nous nous separons.
Les rochers sont de couleurs incroyables. Je continue 135km de montee, mais par moments le manque d oxygene m essoufle. Je fais 25km avec un couple de cyclos de Buenos Aires. Je me pose au milieu de nulle part. Enfin, quasi avant de me coucher, dans la nuit, j entend des pas, c est unefille qui me propose un asado de llama en sauvage! Et elle s avere
etre francaise...En tout, 3 argentins, 3francaises, une locale sejoint a nous (bergere de lama et de moutons, 72 ans, vivant seule dans une maison en terre, qui de toute sa vie n est jamais alle a Salta(350km) et qu une fois a Jujuy (250km)). Resultat, je me couche a 2h du matin...
Le lendemain, je decide de me poser tot a La Quiaca, ville frontaliere. Je pars fatigue de laveille...dur dur. Pour empirer les choses, je casse un rayon, du bon cote heureusement donc je le change sous le cagnard. Eh oui, depuis que je suis seul je suis trop charge, beaucoup plus que les jumeaux! A 16h, j aifait les 80km de montee. Je passe mon velo au magasin et pendant ce temps je vais de l autre cote de la frontiere, a Villazon, pouracheter une camera Sony (pas le top du top mais un truc bien pourvoyager), car les prix sont imbattables. Je le cache pour revenir enArgentine, ou je me pose dans un camping non garde, ou il n y a que des Argentins, et pas mal de vols. Je sympatise avec un jeune cyclo, on bouffe ensemble. Je prefere traverser Villazon le matin, car ca craint un peu (plein depickpocket notamment).
Le lendemain, depart a 9h30 (argentines, soit 7h30 boliviennes). 95kmde ripio en montee, qui s averont hardcore surtout a cause de la chaleur et du manque d eau. En plus, ma roue se voile a vue d oeil mais ca se stabilise quand je met ma tente a l avant. Le ripio est bon par endroits, mais globalement c est tres bof, Paul et Thomas auraient fait demi-tour illico! Coup de soleil sur les bras...Le paysage est desertique jusqu a 50km avant Tupiza, ca commence a etre chouette pour finir par etre spectaculaire, mais je fini creve. Au moins 1 jour de pause a Tupiza!
Cette route me fait serieusement douter de la possibilite d aller au Sud Lipez et Uyuni a Velo, car ce sont des routes largement pires quecelle entre Villazon et Tupiza. D autant plus qu on me dit que c est tres humide. Une solution serait de poser quasi tout a Tupiza, et pedaler leger dans le sud Lipez, mais rien qu en eau je devrais etre tres charge...Par ailleurs, j ai confirmation que le Salar de Uyuni est inonde et impossible a traverser (a 4X4 ou a velo), meme pour acceder a l ile centrale (il faut attendre au moins Avril). Apres avoir passe 4h sur les sites de cyclos, je pense adopter une solution de gringo: faire un tour organise (avec 3 francais que j ai rencontre a l hotel), 4 jours de 4x4, revenir a Tupiza, et faire la route de Tupiza a Potosi, car elle est nettement plus belle (et en meilleur etat) que celle de Uyuni a Potosi. De Potosi, aller a Sucre, ou je rencontrerai ptet les jumeaux!
Friday, 1 February 2008
De Santiago a Mendoza
Apres Cafayate, le paysage devient vraiment magique. Le resultat de l erosion et de la couleur des rochers (rouge du au Fe3+) est hallucinant.
A Bariloche, un couple de cyclistes allemands, 30000 km au compteur, nous avaient parler de "casa de ciclistas", en gros un hebergement gratuits par des cyclistes pour des cyclistes. J envoie un mail a Ramon, qui a une casa de ciclistas a Salta, pour lui demander si on peut y passer 2 nuits. Nous le croisons sur la route, completement par hasard, le lendemain. Meme si lui est en voyage, il nous invite, car sa famille y est. Adorable.
Salta est tres chouette, un vrai havre de verdure.
Nous partons demain pour Jujuy.
Friday, 18 January 2008
Santiago et Valparaiso
Valparaiso est vraiment pittoresque, un peu sale et pauvre mais vibrante, et ne peut pas laisser indifferent (vous n aurez pas de photo, car on est parti quasiment sans rien par securite!). La vue de toutes les collines ("cerro") est impressionnante, plein de petites maisons perchees et de ruelles etroites (coupe gorges!), des grafitis chouettes, des facades decrepies, teintee de verts, de jaunes ou de rouges...
Friday, 11 January 2008
Back to Bariloche...and to Chile.
On continue a traverser la campagne, j ai compris que pour dire bonjour aux Chiliens il faut faire un hochement de tete, attendre qu ils repondent par ¡Hola! puis faire de meme. La campagne est plutot chouette, enfin la Panamericaine est penible donc nous prenons quasi toujours les petites routes. Tous les repas se basent sur pain, beurre, jambon, confiture, coca (auquel Paul et Thomas sont accros), et depuis peu, a cause de la chaleur, bananes, prunes, nectarines voire raisin.
Les paysages rappellent la campagne allemande (region occupee par les colons allemands, d ou vient le Kuchen, gateau goutu), et l Angleterre, des collines vertes, un ciel dont les nuages font ressortir le dore des champs de ble. On dort deux fois sur des terrains de foot, et oui, budget serre (10 dollars le camping, faut pas abuser, on n aura fait quasi que des campings sauvages au Chili!).Sunday, 30 December 2007
Puerto natales a Punta Arenas a Ushuaia
On a pris le bateau de Punta Arenas, ou nous avons dormi dans un camping anime et passe Noel avec une tres sympatique famille de Francais installes en Polynesie Francaise, la famille...Noel.
Saturday, 22 December 2007
Torres del Paine
On se charge de bouffe, tres leger (deux duvets et une tente 2 places pour 3, pas de matelas (regrets par la suite!), quasi aucun change de vetement, 5 jours de bouffe pour trois). En gros 20L chacun pour 5 jours en autonomie.
De Puerto Natales, on prend le bus (5000 pesos cada uno) pour le parc national chilien Torres Del Paine, un endroit mythique. Comme le temps est beau, on va a l endroit le plus sensationnel, le pied des trois tours (que j ai garde 2 mois en fond d ecran).
Sur la montee on croise..Matteo, le cyclo Italien. On se pose dans un camping 45min en contrebas, puis a 22h je decide d aller passer illegalement la nuit la bas a la belle etoile, pour voir le lever de soleil sur les tours a 4h30. Paul et Thomas preferent rester dans le camping. Une fois arrive en haut, au coucher de soleil, je tombe nez a nez avec une chilienne, bossant dans un refuge du parc, comptant passer la nuit dans sa tente une place. Je pose mon duvet sur le rocher dont la photo a ete prise, genial quoi. Et puis il commence a pleuvoir legerement. Je sors illico, je repere des abris sous des rochers au cas ou, je pose une pierre sur l un deux pour pouvoir les reperer de nuit si ca pleut fort. Cette pluie ne va pas vraiment cesser, je couvre mon duvet de la couverture de survie mais peu a peu il devient completement trempe. Le vent souffle la couverture, je suis oblige de la tenir, la grosse galere quoi. Entre 23h et 2h45, je dors 1h30 en gros. Puis il pleut vraiment fort, je fous tout dans le sac de survie, je cherche le repere a la frontale, impossible de le trouver, je me les caille! Alors je vais vers la tente un peu plus bas, et je passe quelques heures colle a une inconnue. A 8h, il pleut toujours, mais c est un plaisir de marcher sous la pluie tellement c est facile! Je redescend au camping ou je joue aux cartes avec des Francais en attendant que les jumeaux se levent. Et on continue la rando le jour meme.
Deuxieme jour
On commence la boucle par le Nord, on marche avec Sebastian, l Allemand qu on avait croise dans le bateau de Villa O Higgins et un Americain, Brendon. On arrive a un camping, Seron, ou on se dispute avec la manager car on explique qu on ne trouve pas ca normal d etre force d utiliser des campings payants pour dormir (camper en pleine nature, mon trip quoi, est interdit dans les parcs nationaux, et meme pas le droit de bivouaquer comme en France), c est un "contrat force". On lui dit qu on va marcher toute la nuit et dormir le jour, si c est autorise. Elle nous replique qu elle va prevenir un "guardaparque pour nous suivre a cheval et verifier qu on ne plente pas la tente et qu on ne fait pas de feu...sale menteuse. On finit par rester, en payant 2 au lieu de 3. Le camping n est pas seulement le plus cher, c est aussi le plus pourri: y a plus de moustiques sous la douche que dehors, les chiottes sont comme dans un camping gratuit, quel foutage de gueule! Espacer deux campings gratuits par 24h de marche, alors que cela ne coute rien (suffit de delimiter un champ), c est une honte. Surtout quand l entree est 150 000 pesos (130 francs (oui, je sais, je parle en francs mais passez un an a londres et vous comprendrez lol)). Bon, fin du coup de gueule (et de la journee).
Troisieme jour
Le lendemain, on marche 10 heures, puis vu que le temps est degage on pousse (je les pousse ;)
a faire les 6h du col John Garner, la fin sera a la frontale. Mon surnom devient Mountain Gump (et deviendra Bip Bip par la suite), faut avouer que j ai la peche, en montee comme en descente, ca doit etre grace au Dulce De Leche, sorte de lait concentre dont je fais une grosse consommation.
La vue sur le glacier, vue du sommet, et a couper le souffle. Un gigantesque glacier nous offre son flanc.
Dans la descente, je trace pour faire le minimum a la frontale (on a 600m de descente raide a faire!), mais je vais trop vite par rapport a Paul et Thomas et je me retrouve a les attendre 40min, sans frontale, avec pas assez de lumiere pour lire la carte. Je me dit qu il y a soit eu un probleme, soit que je me suis goure de route donc je me prepare a derouler mon duvet sur de la sciure pour passer la nuit et attendre le jour (la seule decision sage, quand on est perdu faut savoir dire STOP (Stop Think Orientate P...)), J appelle une derniere fois et Thomas me repond, ouf...Paul, qui a des chaussures neuves, a mal a la cheville mais on finit par arriver au camping a minuit.
Quatrieme jour
Le lendemain, 10h de marche pour faire la moitie du circuit W, dont 1h a la frontale. Sur le chemin on croise...Moritz, le cyclo Hollandais, accompagne de Bart, un Bruxellois tres interessant qui bosse avec les SDF dans une association "Ministere de la crise du logement", et avec je discute au Mirador de la Valle Frances et pdt le diner le lendemain.
Cinquieme jour
On laisse le max de matos au campamento italiano. On se separe, d ailleurs je me paume un peu a cause d une pierre orange comme le balisage et je monte dans une sorte de moraine, qui monte et descend a cause des ruisseaux qui les traversent. Tres galere. En gros si j avais ete charge ca aurait ete quasi impossible. Enfin je descend en trail running par un ruisseau (comme celui que Paul a pris en photo), j arrive au mirador, d ou la deuxieme photo est prise, ou je vois Bart, et ou les freres arrivent peu apres, par le bon chemin eux!Fidele a mon nouveau surnom, je descend en grande partie en trail running, un regal de petits chemins sinueux en forets, pour lesquels je prend le tiers du temps balise. Une fois les freres arrives on bouffe avec Bart et 3 Francais.
Le dernier jour est consacre au retour. Paul et Thomas ont trop froid car nous n avons pas pris de matelas, et partent a 6h20. Je pars en solo deux heures plus tard. 7h plus tard, on arrive a l entree du parc, 5 kilometres en autostop grace a un couple italien, puis retour a puerto natales d ou j ecris le message!
Ce soir, resto pour feter l anniv des jumeaux! Et douche indispensable...
Perito Moreno
Wednesday, 12 December 2007
De El Calafate
Pour arriver a El Chalten, c etait difficile car la route apres Villa O Higgins est mauvaise, la fin est plus ou moins a pied, a traverser des gues (mon velo s est renverse en arriere, ouf les sacoches sont etanches!) et a porter les velos au dessus des nombreux troncs d arbres qui barrent la route. Nous faisons tout avec d autres cyclos tres sympas rencontres sur la route.
Une fois arrives a la douane argentienne, a 17h pour un bateau de 18h, on apprend qu on est bloque pour la nuit a cause du vent. Les carabineros nous font un repas, il y a aussi deux randonneurs australiens, et un Suisse et un Allemand, en somme un petit groupe tres convivial et agreable.
Le lendemain (le jour de mon anniv, vraiment cet anniv sera un des plus mythiques!), nous sommes debloques et pouvont traverser El Lago Desierto, de la barque on peut voir des beaux glaciers suspendus. Mes premieres photos de mes 23ans, sur la premiere, Pito et Andres, deux cyclos espagnols geniaux, sur la deuxieme le ponton d ou nous esperions voir arriver le bateau:
Apres 40 bornes sur une mauvaise route on rejoint la civilisation et on se pose, tous ensemble, au camping gratuit de El Chalten. Le nombre de randonneurs est incroyable, je decide de partir a 7h30 le lendemain dans le parc national pour les eviter, et me pose seul pres du lago torre, que nourrit le "Glaciare Grande", monstre grondant de glaces au reflets bleutes. Quelle sereinite.
Puis, c est au tour de Lago de los Tres, apres une montee raide. Le bleu du lac est incroyable. Le sommet du Fitz Roy est couvert d une echarpe de brume, contrairement a hier, dommage. Il y a beaucoup de Francais. Je parle avec quelques uns, puis dans la descente je croise Sebastian, l Allemand, entoure de deux Francaises de Science Po, en troisieme anne a Buenos et en voyage, tres sympas qui nous proposent de nous emmener, Paul et moi, a El Calafate (d ou j ecris et ou nous attendons le frere de Paul, Thomas qui doit nous rejoindre par avion). On mange ensemble, le lendemain on croise deux de nos nouveaux amis cyclos, Jeffrey et Matteo, un Italien adorable qui voyage extrement leger sur un vieux VTT a moitie casse, et avance neanmoins tres vite. Ils galerent avec le vent, diaboliquement puissant et de face sur les 30 derniers km avant El Calafate. Quelle chance d avoir rencontre Anne et Clementine ;) merci encore si vous lisez cette page lol.
El Calafate est agreable, une sorte de Chamonix, comme Bariloche en plus beau, beaucoup de maisons en bois chics, de restos, d auberges. Mais pas grand chose a faire dans la ville elle meme, pleine de touristes europeens qui vont au glacier (nous on attend Thomas) de Perito Moreno. Hier on a passe la nuit en sauvage, sur une des collines qui entourent la ville, le vent n a pas cesse. Cette nuit, c est au camping municipal que nous nous posons, et nous croisons un des cyclos (decidemment le monde est petit!) Hollandais, qui a fait la route en bus.
Gros soucis technique, je dois changer ma cassette, et surtout mon deuxieme plateau, ultra use et quasi inutilisable, mais rien dans le magasin de la ville, faudra que je me debrouille sur les 600 prochains km....plus roue voilee, un rayon qui allait se peter. La chaine est tellement usee que je retire 2 maillons!
Andre la carte viendra bientot!
Friday, 7 December 2007
De Cohaique a Villa O`Higgins
Friday, 30 November 2007
Nos debuts sur la Caretera Austral
Friday, 23 November 2007
Nos debuts en Patagonie...

A Villa Angostura, village aussi tres touristique, nous rejoignons la route 258, qui passe le long de lacs gigantesques, avec les neiges des montagnes des Andes en arriere plan.
Le jour suivant, nous voila a Bariloche, la plus grande ville de la Patagonie, bondee de backpackers mais un peu decousue: les villes d´ici s´etendent sans grande cohesion, avec les qq rues principales pavees, et les autres en terre et caillasse, avec plein de chiens (souvent bien dresses en fait) en liberte. Sur le bord des routes, il y a plein d´auberges de jeunesse et d hotels plutot luxueux et des chalets un peu bizarre car avec de grosses surfaces vitrees sur le toit. C est la destination pour skier en hiver.
Le lendemain, nous dormons dans un camping 10km avant El Bolson; comme souvent nous sommes les seuls campeurs, le manager est content de pouvoir parler avec nous et nous fait visiter ses chambres d´hotes, dans un gros chalet tout bois (2 salles de bain, 3 chambres) qu íl a fait en trois mois, seul. Impresionnant.
El Bolson ne me plait guere. D áilleurs j´y attrape des gros coups de soleils, qui me vaudront de peu me decouvrir (mais de bcp decouvrir) dans les jours qui suivent.
Apres, nous nous eloignons un peu des montagnes pour aller vers les steppes patagoniennes, avec 2 jours de bouffe car les villages se font rares sur la route 40. Grosses montees, le soleil tappe fort, meme a 16h, et vent plutot exasperant.
Nous tombons, a 70km de toute ville, sur une maison qui parait fermee, mais de l´autre cote nous voyons un Indien qui nous fait signe. Il forme un bastion de resistance des Indiens contre les multinationales qui achetent les terres. (plus d un million d hectares pour Benetton! pour quelle raison je ne sais pas...), bien sur nous sympatisons avec sa cause, et discutons politique.
Nous passons la soiree et la matinee avec lui et sa femme, adorables, dans des conditions...tres rustiques on va dire, l´aidons a ramasser du bois car ils n´ont presque plus de gaz, et prenons le mate (sans sucre, contrairement aux portenos)! Un moment fort de notre voyage.
Nous prenons la route, et la le vent va nous empecher de depasser les 13km/h de moyenne...moment difficile mentalement. Nous faisons quand meme 70km puis pour la premiere fois on se fait un camping sauvage (ca m est tres cher!) un peu avant Esquel, ville dans laquelle nous devons passer pour nous approvisionner.
Le lendemain, Paul est malade comme un chien (eau? intox alimentaire? insolation? je penche pour la derniere car perso au top physiquement!) et nous decidons de nous poser un jour a Esquel pour nous reposer. La ville est agreable, avec un gros supermarche et des back packers.
Wednesday, 21 November 2007
Montevideo
De plus, contrairement a Buenos qui n a pas vraiment de plages (bon quelques unes a cote de l´aeroport...), toute la ville est balneaire, avec du sable fin et des filets de beach volley.
L est est incroyablement cossu, avec des gardiens a chaque intersection de rue. La touristique vieille ville, Ciudad Vieja, craint un peu la nuit et le week end.
Monday, 12 November 2007
Colonia
Apres 3h de vagabondage, et une "milanesa completa" (sandwich enorme) dans le ventre, nous prenons le bus pour montevideo, ou des amis d amis de Paul nous attendent et nous emmenent dans un resto tres sympatique.
L accent espagnol est different de l argentine, car les "ll" se prononcent "ch" et les s ne se prononcent pas toujours.
Iguazu
Buenos Aires
Ce qui nous a le plus surpris, c est la vegetation luxuriante, la beaute des arbres la bas.
Les coins les plus chics de la ville, Retiro et Recoleta, ne sont pas sans rappeler Paris. Les rues sont plutot etroites, les facades hautes. Il y a des gardiens partout. On y trouve nombre de marques europeennes chics, de Christian Dior a Nespresso.
Pour sortir, c est Palermo ou San Telmo (eviter le sud vers la Boca cependant).
Par contraste, la Boca est un coin tres craignos mis a part la rue a touristes, ce n est pas non plus un bidon ville comme a cote du terminal de bus de Buenos, mais vraiment a eviter (a moins d y aller nu et encore).
Buenos a un rythme de vie plutot trepidant, tant dans les rues pietonnes que chez les automobilites, qui sont rois et on priorite sur tout.
Globalement, cette ville nous a plu.
photos a suivre...
Tuesday, 6 November 2007
bad news in buenos....
People were clearly focusing on our bikes...and it is understandable! We´ll tape them so that they don´t look as nice. Buenos was freezing and hosting a marathon.
We found a good hotel in the centre (recommended by Lonely Planet), could not take our bikes though, so we spent 3 hours trying to find a place...unsuccessfully! We finally put them in a paying car park.
Then we slept, headed for la San Telmo and la Boca. Dangerous place, but there were few people, it was a sunny sunday afternoon afterall. The streets were pretty appalling, plenty of small groups of children sitting in front of creepy corridor and backyards. We headed for the river to be in a safe area, this is when we heard guys whistling at us, we ignored them, a girl told us to go back, that it was impossible to go ahead...(she probably was with them in fact)
We started walking back, a guy walked ahead, and threatened me (i was carrying a red bag) with a gun. At first i thought it was a fake, for a few seconds, and hesitated. i knew i had passport and visa in my belt, and wanted to make him believe that i had everything inside. He pointed the gun at my leg. Gave him the bag, with my camera, memory cards and fleece jacket...then Paul had to give his wallet...with passport and credit card...
Thursday, 25 October 2007
[SvN] My gear choice
- bike carrier: tubus (logo expedition) on bike-components.de
- Ortlieb bike bags (Bike Back Roller plus, 20L): outdoorworks.de
Those German websites are reliable, have been used by hundreds of cyclists and hard to beat pricewise...
- clothes: Décathlon Quechua (very good and cheap brand but don't be surprised if those are made by kids in China or Pakistan).
Le Vieux Campeur (V.C) are quite expensive compared to online shops, but you can have a 20% discount if you know someone from l'Ecole des Ponts et Chaussées, or if the company agrees to help you with your expedition (you then have to submit your project).
- sleeping bag: for -15°C, the Alta from Helsport is one of the best synthetic sleeping bags for quality-price (125 euros). OK, it is a bit heavy and large, but it is still worth it (V.C)
.
- tent: Tadpole 23 from The North Face, good 2.5kg three seasons tent that has proven worthy in Norway, photo (V.C)
Wednesday, 17 October 2007
Airline tickets [SvN]
However, trying to buy tickets from TAM airlines, allegedly a good company, proved very tricky as their website did not work, nor their phone number. We somehow managed to buy tickets, but those were cancelled the following day because TAM did not confirm to the provider that there was room on the flight...
We finally chose the really cheap option: flight with Air Comet from Paris to Madrid, and from Madrid to BA with Aerolinas Argentinas (which belongs to Air Comet). However, those companies have the bad reputation of being always late (3 to 4 hours on short flights to one full day on longer ones), loosing luggages for 6 weeks(with no excuses and a relunctancy to refund anything) and bad service (Spanish only). This is why the price is so low. We'll see!
Flight Paris-Madrid-Buenos Aires, saturday 3 november 2007.
A safe solution to bring bikes on the plane:
Vélo-avion, 1912. Photo by Jacques Henri Lartigue.Après des heures de galères sur le net, avec le site et le téléphone de TAM Airlines qui ne marchait pas, nous avons finalement opté pour des billets low-cost Air Comet pour Paris-Madrid et Aerolinas Argentinas pour Madrid-Buenos Aires. Réputation d'être toujours en retard, de perdre les bagages, le tout sans jamais s'excuser. Nous verrons bien!



